Google Search Console est l’outil le plus sous-utilisé que je vois chez mes clients. Il est installé – la plupart du temps – mais rarement consulté autrement que pour vérifier s’il y a des erreurs. C’est dommage, parce que les données qu’il contient sont parmi les plus précieuses qui existent pour comprendre la performance SEO réelle d’un site.
Voilà les quatre rapports que j’ouvre en premier, dans cet ordre, sur n’importe quel site que j’audite.
1. Résultats de recherche – les requêtes
C’est le rapport le plus important. Il montre exactement quels mots-clés génèrent des impressions et des clics depuis Google. Mais la plupart des gens regardent les clics – moi, je regarde d’abord le ratio impressions / clics pour chaque requête.
Une requête avec 500 impressions et 5 clics = CTR de 1%. C’est soit une position trop basse (page 2-3), soit un titre/méta description peu attractifs. Dans les deux cas, il y a quelque chose à faire sans créer de nouveau contenu.
Un CTR de 1% sur une requête à 500 impressions/mois, c’est 5 visiteurs. Un CTR de 5% sur la même requête, c’est 25 visiteurs. Multiplié par toutes les requêtes du site, l’optimisation des titres et méta descriptions seule peut significativement augmenter le trafic organique – parfois de 20 à 40%.
2. Couverture – les erreurs d’indexation
Ce rapport liste toutes les URLs que Google a essayé d’indexer et les problèmes rencontrés. Les erreurs 404 (pages supprimées sans redirection), les pages bloquées par le robots.txt, les redirections en boucle.
Sur un site actif depuis plusieurs années, il est courant de trouver des centaines d’URLs en erreur qui diluent le budget de crawl. Google n’a pas un temps infini pour crawler votre site – chaque URL en erreur est du temps perdu qui aurait pu être consacré à indexer de vraies pages.
3. Expérience de la page – les Core Web Vitals réels
Contrairement à PageSpeed Insights qui simule les performances, ce rapport montre les données réelles de terrain collectées par Chrome sur les utilisateurs de votre site. C’est ce que Google utilise pour le classement – pas les scores simulés.
La distinction est importante. J’ai audité des sites avec d’excellents scores PageSpeed qui avaient des données de terrain mauvaises, parce que le trafic réel utilisait des appareils et connexions différents du scénario de simulation.
4. Liens – les backlinks entrants
Le rapport « Liens » montre quels sites pointent vers le vôtre. Deux lectures utiles :
- Les pages les plus liées de votre site – ce sont celles qui ont le plus d’autorité et qui méritent d’être renforcées en contenu
- Les sites qui vous envoient le plus de liens – identifier les partenariats naturels et les opportunités de réciprocité
Je regarde aussi les ancres de liens. Si 80% des liens entrants utilisent la même ancre exacte, ça peut être un signal de sur-optimisation que Google interprète négativement.
Ce que je fais après ces quatre rapports
En 20 à 30 minutes, ces quatre rapports donnent une image assez précise de la santé SEO d’un site : qu’est-ce qui est indexé correctement, quelles requêtes génèrent de l’intérêt sans convertir en trafic, où sont les problèmes techniques, et quelle est l’autorité du domaine.
C’est la base de tout audit SEO que je réalise – avant même de regarder le site lui-même.